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Publications en Opinion et Stratégies d'entreprise

Opinion et Stratégies d'entreprise
16/11/2017

Comment trouve-t-on l’amour à Paris à l'heure de Tinder ?

 
Si les rencontres en ligne constituent désormais un des principaux modes de formation des couples aux Etats-Unis, qu’en est-il en France et tout particulièrement dans sa capitale où l’usage des nouvelles technologies est particulièrement répandu ? A l’heure où l’on parle beaucoup du triomphe de Tinder, Happn et autres Grinder, CAM4 Le Mag (https://www.cam4lemag.com/) a commandé, à l’occasion du lancement de son premier numéro, une grande enquête pour faire le point sur la manière dont les couples se forment aujourd'hui et sur les usages que les Parisiens peuvent avoir de ces sites et applications de rencontres. Reposant sur le principe d’une « enquête miroir » permettant de comparer les pratiques des Parisiens à celles de l’ensemble des Français, cette étude réalisée par l’Ifop auprès d’un échantillon de 2 000 Parisiens montre que si ces sites contribuent encore peu à la formation des couples, ils constituent un moyen privilégié pour trouver rapidement un partenaire sexuel, ces plateformes y constituant plus qu’ailleurs un terrain de chasse idéal aux adeptes des « coups d’un soir ».

LE POINT DE VUE DE L’IFOP :
 
Si les sites de rencontres contribuent encore assez peu à la formation des couples, ils constituent à Paris un environnement très propice au recrutement de partenaires sexuels occasionnels, et ceci dans des proportions largement supérieures à ce que l’on observe en moyenne chez l’ensemble des Français. En offrant aux habitants de la métropole un nombre quasi-infini de possibilités de rencontre tout en leur garantissant un anonymat encore plus fort qu’en province, ces sites y apparaissent ainsi comme des lieux où la sexualité peut être débarrassée de toute implication autre qu'elle-même, notamment pour les femmes qui peuvent y multiplier les rencontres sexuelles loin du regard et du contrôle social de leur entourage. Certes, ce phénomène se retrouve pour d’autres modes de rencontre (ex : bars, boites…) et son ampleur dans la capitale tient sans doute aussi pour une part aux spécificités de la sociologie parisienne où sont notamment surreprésentées des populations sexuellement très actives (ex : jeunes, LGBT…). Mais dans une ville qui offre un nombre important de lieux collant plus au scénario classique d’une rencontre romantique, il est possible que les rencontres en ligne y soient plus qu’ailleurs disqualifiées en tant que modes de rencontres affectives légitimes. Il est vrai que le manque d’ambiguïté autour des intentions des personnes ayant « matché » sur ce type de plateformes en font des espaces où le passage à la sexualité revêt un caractère beaucoup moins graduel que dans d’autres contextes, ce qui n’est pas sans leur ôter cette part de mystère et d’enchantement associée spontanément aux rencontres amoureuses. Par rapport aux nombreux autres modes de rencontres disponibles dans la capitale, ils peuvent donc y apparaître comme un outil particulièrement adapté à la pratique d’une sexualité purement récréative, centrée sur l’épanouissement sexuel plutôt que sur les contraintes du couple.

François KRAUS, Directeur du pôle Actualité à l’Ifop
Opinion et Stratégies d'entreprise
16/11/2017

« Balises d’opinion » #6 - Les gagnants et les perdants perçus de la politique d’Emmanuel Macron

La vague 6 du dispositif « Balises d’opinion » Ifop-Fiducial pour CNews et Sud Radio s’est intéressée à la perception de la politique menée en France depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Les personnes interrogées ont ainsi été invitées à en identifier les gagnants et les perdants à leurs yeux. De nombreuses catégories de la population apparaissent alors comme lésées après la mise en place des premières actions du gouvernement.

Le sondage révèle l’existence de grands gagnants de cette politique dans l’esprit des Français. Il s’agit des dirigeants d’entreprise, considérés comme bénéficiaires de la politique menée depuis le début du quinquennat par 81% des personnes interrogées. Dans une moindre mesure, les habitants des grandes villes et métropoles sont à une courte majorité perçus comme des gagnants (52%).

Les jeunes de moins de 25 ans arrivent en troisième position dans la hiérarchie, bien que seuls 42% des Français les estiment comme gagnants de cette politique, et seulement 37% d’entre eux se considèrent de la sorte. Les salariés du privé obtiennent un score équivalent (41%), tout comme les habitants des banlieues et quartiers difficiles (39%). A noter que les salariés du privé, qui bénéficieront prochainement d’une baisse des cotisations salariales, sont aussi dix points de moins que la moyenne à se considérer comme gagnants de la politique actuelle (31% contre 41% en moyenne).

Enfin, trois publics sont perçus comme particulièrement perdants de la politique actuelle : les fonctionnaires, qui ne sont considérés comme gagnants que par moins d’un tiers des Français (31%), les habitants des communes rurales (19%), et les retraités (7%).
Opinion et Stratégies d'entreprise
15/11/2017

Le regard des Français sur le bien-être

Invités à livrer leur ressenti sur leur propre état depuis ces derniers jours, les Français ont indiqué leur fatigue en premier lieu (63% du total des citations) quand seuls 22% se disent plein d’énergie. Le stress (42%) ou l’anxiété (40%) sont également fréquemment évoqués, alors que dans le même temps et pour seulement un tiers des cas, les Français se déclarent heureux (35%) et détendus (33%). Une part identique de citations concerne l’optimisme et le pessimisme de ces individus. Dans le détail, notons une réelle disparité entre les hommes et les femmes puisque ces dernières semblent se sentir globalement moins bien : en effet, elles citent de façon plus significative leur état de fatigue (70% vs 55% des hommes), de stress (48% vs 35%) ou d’anxiété (45% vs 35%) et se déclarent également moins détendues (26% vs 41%). Malgré cette morosité déclarée de leur état général, 7 Français sur 10 affirment prendre soin de leur santé physique et morale (71%), un sentiment toutefois moins porté par les moins de 35 ans (63%) et les CSP+ (62%). Pour les 29% de Français qui ne prennent pas leur santé physique et mentale en main, les raisons sont peu tranchées puisque un tiers d’entre eux déplorent un manque de moyens financiers (32%), de temps (30%), alors que 24% admettent manquer de motivation et seulement 12% considèrent avoir des difficultés à trouver un bon interlocuteur.
Opinion et Stratégies d'entreprise
14/11/2017

Le regard des Français sur la menace terroriste

Selon une étude Ifop réalisée pour Le Journal du Dimanche, 92% des Français considèrent la menace terroriste élevée. Après l'attentat de New-York du 31 octobre, où un chauffeur a foncé sur des cycliste et fait huit morts, ce sentiment est en baisse de quatre points par rapport au sondage d'octobre dernier mais reste très élevé. « Le sentiment de menace est maximal. Les Français ont complètement intériorisé cette menace, avec une opinion extrêmement homogène », analyse Frédéric Dabi directeur général adjoint de l’Ifop.

Enfin, le sondage interroge le sentiment de sécurité depuis la levée de l'état d'urgence remplacé pour une nouvelle loi antiterroriste. Sur ce point, le constat est moins positif pour le gouvernement. Si une grande majorité dit se sentir autant en sécurité qu'avant (73%), ceux qui se sentent moins en sécurité sont majoritaire (21%) par rapport à ceux qui se sentent plus en sécurité (5%).

Consulter l’article sur le site du Journal du Dimanche.