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Publications en Opinion et Stratégies d'entreprise

Opinion et Stratégies d'entreprise
29/04/2017

Les femmes et l’élection présidentielle de 2017

Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2017, l’Ifop s’est intéressé pour le magazine Elle aux votes de femmes à l'élection et aux éléments déterminants dans leur choix. L’étude réalisée auprès d’un échantillon de taille conséquente (1 894 femmes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 3 814 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.) nous livre les données suivantes
Opinion et Stratégies d'entreprise
27/04/2017

Ifop Focus n°158 - Quelle réforme institutionnelle pour les Français ?

La campagne présidentielle de 2017 aura été particulièrement marquée par les affaires, celles en rapport avec l’emploi fictif de Penelope Fillon par son mari et candidat des Républicains François Fillon, mais également celle de Marine Le Pen et des emplois fictifs de ses assistants parlementaires. Difficile d’évaluer si la prise de conscience générale au sein de la population français face à ces affaires survivra à la campagne, en revanche le poids que ces affaires ont pu avoir dans les discussions des Français et le durcissement des propositions des candidats pour y répondre sont révélateurs de la fin d’une époque où hommes et femmes politiques agissaient sans véritable contrôle ni sanction. Aujourd’hui, les propositions des candidats et le soutien qu’elles recueillent dans l’opinion, laisseraient penser que la remise en cause de certaines institutions est particulièrement vigoureuse, que ce soit sur le plan moral ou démocratique.

Paul Cébille, chargé d’études du Département Opinion et Stratégies d’Entreprise
Opinion et Stratégies d'entreprise
27/04/2017

Le vote des électorats confessionnels au 1er tour de l’élection présidentielle

L’appartenance religieuse apparait toujours comme un déterminant du vote, au vu des différences de comportements électoraux en fonction de la confession au premier tour de l'élection présidentielle.

Si les catholiques, traditionnellement électeurs de droite, ont largement voté pour François Fillon au premier tour (28%), le second tour pourrait marquer leur division. Quand bien même le candidat des Républicains a appelé à voter en faveur d’Emmanuel Macron, une partie de l’électorat catholique pourrait ainsi se tourner vers l’extrême droite. Ainsi, les catholiques de droite sont aussi nombreux que la moyenne à déclarer qu’ils voteraient pour Marine Le Pen au second tour (22%), sauf pour les catholiques pratiquants (15%) et les pratiquants réguliers (12%), moins tentés par l’extrême droite.

L’électorat musulman accorde lui plutôt son vote aux candidats de gauche : 37% ont voté pour Jean-Luc Mélenchon et 17% pour Benoît Hamon.
Le candidat socialiste perd presque totalement le vote catholique puisque quand François Hollande réunissait 24,5 % des suffrages des catholiques, il n’en reste plus que 4% en 2017. Ces catholiques de gauche se sont ainsi massivement ralliés à Emmanuel Macron, mettant l’ensemble des catholiques au même niveau que l’ensemble de l’électorat (22%).

Enfin, les électeurs se déclarant « sans religion » n’ont manifestement pas vocation à suivre les partis classiques puisqu’ils se répartissent entre Jean-Luc Mélenchon (28%), Emmanuel Macron (24%), et Marie Le Pen (23%). Pratiquement absent des partis historiques, l’électorat « sans religion » vote aux extrêmes ou refuse le clivage gauche-droite.
Opinion et Stratégies d'entreprise
27/04/2017

Pour qui ont voté les enseignants ?

Segment de l’électorat traditionnellement acquis à la gauche, le milieu enseignant (945 000 personnes en 2016) a cette année massivement délaissé le candidat du PS (15%) au profit d’alternatives politiques voisines comme Emmanuel Macron (38%) et Jean-Luc Mélenchon (23%).

L’élection présidentielle de 2017 signe la fin de l’hégémonie du PS sur le vote enseignant 

Traditionnel bastion socialiste, le milieu enseignant a fait largement défection à l’ancien ministre de l’Education Benoît Hamon : le candidat du PS recueillant à peine 15% des voix des enseignants cette année, soit trois fois moins qu’en 2012 (46%). Le Parti socialiste obtient ainsi son plus mauvais score au sein de la profession en l’espace de 15 ans alors même qu’il ne souffrait pas pour une fois de la concurrence d’un candidat écologiste. 
Il faut dire que les enseignants s’avèrent opposés aux principales mesures prises par les ministres successifs des gouvernements de François Hollande. Ainsi, 83% des enseignants se déclarent favorables à l’abrogation de la réforme du collège, au rétablissement des filières bilingues et des options de langues anciennes et 77% à la suppression ou à l’assouplissement de la réforme des rythmes scolaires (dont 87% des enseignants en école primaire).

Les enseignants se tournent désormais vers des formations politiques voisines. 

Avec 38% des suffrages des enseignants, Emmanuel Macron confirme quant à lui sa percée dans le monde éducatif, dépassant largement le score que François Bayrou avait pu y obtenir aux scrutins précédents chez les enseignants du primaire et du secondaire (19% en 2012, 27% en 2007, 7% en 2002). 
A gauche, la candidature « insoumise » de Jean-Luc Mélenchon a attiré près d’un enseignant sur quatre (24%) contre 19,6% chez l’ensemble des Français. A titre de comparaison, le candidat soutenu par le Parti de Gauche et le Parti communiste n’avait obtenu que 10% des voix des enseignants du primaire et du secondaire en 2012

Tandis qu’une partie de leur vote glisse vers le centre, les enseignants délaisse toujours largement la droite.

Le potentiel électoral des candidats de droite reste quant à lui marginal dans le milieu enseignant. A peine 15,5% de l’ensemble des enseignants ont voté pour un candidat de droite dont 11% pour François Fillon, 4% pour Nicolas Dupont-Aignan, 0,5% pour François Asselineau. Au total, leur score chez les enseignants du primaire et du secondaire (16%) est plus faible que celui obtenu par les candidats de la droite libérale ou souverainiste en 2012 (18%,5%), en 2007 (20%) ou en 2002 (18%). 
Marine Le Pen ne perce toujours pas chez les enseignants. A peine 5% des professeurs ont voté pour la candidate du FN, soit quatre fois moins que son score chez l’ensemble des électeurs métropolitains (21,5%). Son score reste en effet marginal, sauf dans les rangs des PLP (11%) et des enseignants du supérieur (12%).